Pictorial suspect, portrait du peintre Walter Sickert

Pictorial suspect, portrait du peintre Walter Sickert - 2016
Huile sur toile 116 x 88 cm

JACK L'EVENTREUR était un peintre impressionniste, ami de Degas, considéré par certains critiques comme le plus important artiste britannique entre Turner et Bacon. C'est l'un des plus célèbres auteurs de romans policiers, l'Américaine Patricia Cornwell, 45 ans, dont les livres sont lus dans le monde entier, qui avance cette nouvelle théorie sur l'identité du criminel qui avait, en 1888, assassiné et éventré cinq prostituées en deux mois et dix jours dans le quartier de Whitechapell, situéà l'est de Londres.

D'innombrables articles, livres, thèses ont été écrits sur ces meurtres. Mais on n'a jamais su qui était ce criminel qui narguait Scotland Yard en envoyant des lettres qu'il signait « Jack the Ripper » (Jack l'Eventreur). Parmi les suspects les plus connus ont figuré le petit-fils de la reine Victoria, son médecin personnel, un avocat, etc. Patricia Cornwell a depense plus de trente millions de francs de sa fortune personnelle pour enquêter sur Walter Richard Sickert (1860-1942), qui avait travaillé avec Degas et qui était considéré comme le lien entre les impressionnistes français et le monde artistique britannique de lepoque. Sickert avait 28 ans à l'époque des meurtres, « l'âge idéal pour un tueur en série », dit Patricia Cornwell. Elle a aussi découvert que le peintre avait plusieurs studios dans le quartier où Jack l'éventreur sévissait. Les témoins qui avaient aperçu le meurtrier avaient donné des descriptions différentes, ce que la romancière explique par le fait que Sickert, comédien amateur, aimait les déguisements. Mais surtout, c'est en étudiant les toiles du peintre qu'elle a trouvé des ressemblances frappantes avec la description des assassinats dans les rapports destinés aux médecins légistes. Vingt ans après les crimes de Jack l'Eventreur, Sickert avait peint une série de tableaux représentant des prostituées assassinées, toiles prétendument inspirées par le meurtre d'une prostituée à Camden Town un autre quartier de Londres. 
« Cet artiste a toujours exclusivement peint ce qu'il avait vu » 
Mais apr
ès avoir acheté certaines des toiles de Sickert qu'elle aurait mutilées pour faire rechercher les empreintes génétiques du peintre, ainsi que des exemplaires des lettres de Jack the Ripper, la romancière, si elle n'a pas obtenu une correspondance d'empreintes génétiques satisfaisantes, a pu cependant prouver que les lettres adressées à Scotland Yard avaient le même filigrane que le bloc de papier à lettres du peintre. « Au cours de sa carrière, cet artiste a toujours exclusivement peint ce qu'il avait vu... et ses tableaux l'ont trahi, dit Patricia Cornwell. Jack l'Eventreur, c'était lui. »

Mars 2016 - Re-ouverture de l'enquête, insignifiante accusation